Lune Noire

Cette nouvelle a été rédigée en l'espace d'à peine une semaine, en octobre 2012. En réalité il s'agit d'une vieille idée, plusieurs fois reprise et réarrangée, mais jamais achevée. Maintenant, enfin, après 3 ans de péripéties, l'histoire est terminée. Qu'est-ce qui m'a décidé ? Et bien, c'est un concours. Le concours de nouvelles de l'Université d'Angers et de l'Université catholique de l'Ouest porte cette fois-ci sur le thème " apparences ". Et l'idée directrices de cette histoire, c'est bien que les apparences sont trompeuses. On ne doit jamais s'y fier. Pouvant participer dans les deux catégories, français et anglais, je décide cette fois, profitant de mon bilinguisme, de tenter pour les deux. Cette nouvelle a donc originellement été rédigée en anglais, sous le titre : Dark Moon.Souhaitez-moi bonne chance !

 

 

Ce jour était sensé être un jour de joie. C’était le jour où il était né. On dit qu’une naissance est toujours une source de bonheur. Parfois, toutefois, on peut se tromper. Ce jour n’était pas réellement un jour de joie. Pourquoi, me direz-vous. C’était quelque chose que d’abord seule la vieille sage comprit. C’était lié à un secret qu’elle connaissait au sein de la tribu. Quand elle tint le nouveau-né dans ses bras, seul fils de son unique fille, elle fut en réalité en premier lieu très heureuse. Mais bientôt, son instinct lui dit que quelque chose n’allait pas. Elle le contempla, puis son regard. Il avait l’air aussi innocent que tout bébé en ce monde. C’était juste un petit enfant que le monde accueillait en cette journée nuageuse. La vieille sage, quand elle vit ses yeux, y lu quelque chose. Apparemment, elle était la seule capable d’y lire ce qu’elle y lisait. Pour les autres, ce bébé était un bébé ordinaire. Alors pourquoi sa grand-mère cria-t-elle ceci si inopinément ? « Ce n’est pas un enfant ! C’est un loup ! »

 

Dix-huit ans avaient passé depuis ce jour nuageux. Aujourd’hui était plutôt le contraire. Le temps était ensoleillé et chaud. Dans quelques semaines Evan serait diplômé, et en septembre prochain il entrerait à l’université. Cela n’avait rien d’extraordinaire. Evan était un étudiant normal, qui choisissait la même voie que beaucoup d’autres avant lui et que prendraient beaucoup d’autres après lui. Il étudierait l’histoire et espérait qu’un jour il pourrait aider à promouvoir son histoire. Evan était indien. En fait, il ne se rappelait plus de quelle tribu il provenait. Sa mère était partie avec lui alors qu’il n’était encore qu’un bébé. Evan savait seulement qu’il n’était qu’à moitié indien, car son père ne l’était pas. C’était tout ce que sa mère avait bien voulu lui dire à propos de son père. Elle était encore très jeune lorsqu’elle avait abandonné ses études et était revenue vers sa famille. Elle était enceinte à ce moment, et n’a jamais dit à personne qui était le père de l’enfant. C’était son secret, et elle l’avait emporté dans la tombe. Elle avait perdu la vie quelques années auparavant dans un tragique accident de voiture. Evan était à l’école quand c’était arrivé. A son retour, il vit les policiers, et le chef l’informa du décès de sa mère. Il ne pleura pas. Evan était fort, ou semblait fort. Qui peut dire quelles sont réellement les pensées de quelqu’un ? Jour après jour, il apprit à vivre seul. Il savait que sa grand-mère était encore en vie, mais ne la rejoignit jamais comme il l’avait dit aux policiers. Il préférait sa solitude. Même lorsque sa mère était encore en vie, Evan avait toujours été un enfant solitaire. Pour gagner sa vie, il mentait sur son âge afin de pouvoir travailler. Mystérieusement, il avait aussi chaque mois de l’argent sur son compte en banque. Il ignorait qui lui donnait de l’argent. Il suspectait qu’il s’agissait de son père, mais n’en était pas certain.

Evan allait au lycée de la ville. Il n’était pas très sociable et parlait peu aux autres élèves. La plupart ne faisaient pas attention à Evan. Il était juste une ombre silencieuse dans les salles et les couloirs. Peu lui prêtaient attention. Alina en était. Avec ses cheveux blonds, ses yeux vert pâle et le léger accent quand elle parlait, il n’était pas dur de deviner qu’elle était d’origine russe. Elle était en quelque sorte le contraire d’Evan, un américain pure souche, avec des cheveux aussi noirs que les plumes d’un corbeau et des yeux d’un bleu foncé semblable à celui du ciel nocturne. Il avait quelque chose de différent des autres, mais Alina ne parvenait pas à saisir quoi.

 

Alina était une jeune fille amicale, presque toujours entourée d’un groupe d’amis, mais ce soir, elle était seule. Elle avait travaillé à la bibliothèque jusqu’à la tombée du jour et même après. Il faisait maintenant sombre dehors. Son travail terminé, elle sortit de la bibliothèque. Alina ne remarqua pas les ombres près des murs du lycée . . . Soudain, ils furent là. Ils encerclèrent la jeune fille.

-          Alina ! dit un garçon brun. Je pensais que tu ne serais jamais seule.

Elle le reconnu. C’était le meneur de la petite bande de voyous. On le surnommait Chef, parce qu’il était fils du chef de la police et adorait donner des ordres à ses camarades. En réalité son nom était Gareth, mais personne ne l’appelait ainsi.

-          Donc, Alina . . . que fais tu seule dehors si tard ?

-          Ce n’est pas ton problème.

-          Mais bien sûr que si, c’est mon problème !

Il se rapprochait de plus en plus d’elle. Alina cherchait un moyen de s’échapper, quand soudain ils entendirent un grondement menaçant.

-          Qu’est-ce . . . Qu’est ce que c’était ? Les gars ?

Ses acolytes n’étaient plus autour de Gareth. Ils l’avaient abandonné, comme effrayés par quelque chose. Il se retourna, et vit ce que les autres tentaient de fuir. C’était un grand chien noir à l’air sauvage. Dans la pénombre, il était facile de penser que c’était en fait un loup. L’animal montra les crocs à Gareth et marcha lentement pour se placer entre le garçon et Alina. Cela ne prit pas longtemps avant que le garçon brun prit ses jambes à son coup !

Quand Gareth fur parti, le chien sembla se calmer. Il cessa de gronder et tourna sa grosse tête noire en direction d’Alina. Elle était sûre maintenant que sa colère n’était pas dirigée contre elle, mais contre Gareth. Il n’y avait aucun danger pour elle. Elle s’approcha. Elle voulut caresser la tête du chien, mais ne put toucher sa fourrure. Il était déjà parti, une autre ombre noire dans les ténèbres de la nuit, quasiment invisible pour des êtres diurnes comme l’humaine qu’était Alina. Elle pensait alors ne plus jamais revoir son sauvage sauveur.

 

Le jour suivant, au lycée, Alina agit comme sis rien ne s’était passé. Elle ne dit rien à personne, pas même à sa meilleure amie. Elle ne pouvait que songer à ce mystérieux chien noir – ou était-ce un loup ? Non, cela ne pouvait être un loup, il n’était pas si agressif, et les loups ont la réputation d’être féroces, non ?

Elle croisa Evan dans un couloir. Elle ne s’y attendait pas. D’ordinaire, Evan était dans la salle de classe avant tout le monde et on ne le voyait nulle part ailleurs. Un détail attira l’attention d’Alina et l’encouragea à poser une question.

-          As-tu un chien ?

Evan semblait surpris. Il était assez rare que quelqu’un daigne lui parler.

-          Hum . . . oui, pourquoi ?

-          J’ai vu des touffes de poils noirs sur ton pull.

-          Ce n’est rien. Il y a beaucoup de chiens noirs alentours.

-          Le tiens est-il grand, avec un air sauvage, presque comme un loup ?

Elle marquait un point. Le garçon était intéressé.

-          Oui, c’est un chien-loup. L’as-tu vu ?

-          Hier soir.

-          Que s’est-il passé ? Je savais qu’il s’était encore échappé . . . Il ne t’a pas mordue ?

-          Quoi ? Non ! Il m’a sauvée de quelques racailles. Mais . . . il était parti avant que je ne puisse le voir plus clairement.

-          Je vois . . . tu as eu de la chance qu’il ne soit pas agressif envers toi. Désolé pour hier soir. Je le garderais à l’intérieur cette nuit. J’espère qu’il ne s’échappera pas encore.

Il semblait hésiter à continuer.

-          Pourrais-je . . . t’inviter à boire un verre ? ajouta-t-il. Pour te montrer que je suis désolé, bien sûr . . .

-          Et bien . . . pourquoi pas ? C’est d’accord.

-          Alors, à plus tard.

Ils se virent ce soir-là, puis d’autres. Comme les semaines passaient, ils devenaient de plus en plus proches. Evan était parfois un peu étrange, et il ne parlait pas beaucoup de lui-même. En fait, il n’en parlait jamais. Alina n’en savait pas beaucoup, mais ce n’était pas important. Il l’avait toujours intéressée, mais elle commençait à vraiment l’apprécier. Ils sortaient, ils sortaient ensemble, tous deux le réalisaient et cela leur convenait. Toutefois, chaque histoire a ses obstacles et chaque personne ses mystères. Un jour, ils furent à deux doigts de s’embrasser, mais Evan la repoussa. Il paraissait confus. Sans un regard pour Alina, il s’en alla.

 

Par la suite, Alina ne vit plus Evan au lycée. C’était comme s’il avait disparu. Elle ne savait plus quoi penser ni quoi faire. Personne à part elle ne se rendait compte qu’Evan n’était plus là. Elle réalisait qu’il avait seulement été une ombre dans les couloirs, un spectre sans substance. Les autres ne lui avaient jamais prêté attention. Elle avait été la seule à le voir comme un véritable être humain.  C’était comme s’il n’avait jamais existé, mais elle ne pouvait oublier.

Les choses changèrent un matin lorsqu’elle entendit Gareth. Il était très fier de lui-même.

-          Vous avez vu ça ? Je l’ai tué ! J’ai tué ce chien ! Il n’aurait jamais dû me montrer les crocs . . . il n’avait aucune chance contre ma voiture.

Quoi ! Ce ne pouvait être . . . Le chien noir, mort ? Le chien d’Evan, mort ! Comment a-t-il osé . . .

Dès qu’elle put, Alina se rendit là où Gareth disait qu’il avait tué le chien. Elle repéra au premier regard la silhouette noire de l’animal sur le bas-côté. Il ne réagit pas lorsqu’elle s’approcha, et pas plus quand elle le toucha. Son pelage, aussi noir que les plumes d’un corbeau, était étonnamment doux. Il y avait du sang dessus. Alina était triste. C’était un magnifique animal, il l’avait sauvée de Gareth et de ses acolytes quelques semaines plus tôt, et c’était le chien d’Evan. Il était son dernier lien avec lui. Elle commença à pleurer, pour ce pauvre animal, pour son amour perdu, quand elle réalisa quelque chose : il n’était pas mort. Elle pouvait clairement le voir respirer.

Elle le transporta jusqu’à sa voiture. Il y aurait du sang, mais peu importe. Tout ce qu’elle voulait, c’était sauver le chien noir. Elle l’emmena donc chez le vétérinaire. L’homme fut très suspicieux lorsqu’il vit l’animal. Il dit à Alina que ce n’était probablement pas un vrai chien mais un loup, et qu’il pourrait être dangereux de garder cet animal sauvage à la maison. Elle répondit qu’elle connaissait le chien noir, que c’était celui d’un ami. S’il ressemblait à cela, c’était parce qu’il était un chien-loup, mi loup et mi chien, mais aussi doux que s’il était totalement chien. Le vétérinaire accepta ces explications et prit soin de l’animal. Il avait quelques os brisés, mais aucune blessure grave. Il serait rétabli en quelques semaines.

Alina le ramena chez elle. Elle vivait avec sa mère, qui d’abord ne fut pas d’accord pour le garder, même temporairement, mais elle comprit que cela pourrait faire du bien à sa fille, et finit par céder. Au final, Alina ne se sentait plus si seule. Ce n’était pas Evan, mais c’était une partie de lui. C’était son chien. Evan avait sans doute dû partir inopinément et ne pensait pas qu’il ne serait pas vite de retour, ou il aurait emmené son animal de compagnie  avec lui. Elle ne pensait pas que c’était le genre de personne à abandonner un compagnon fidèle, même si ce n’était qu’un animal.

Au fil des semaines, elle s’habitua à sa vie quotidienne avec le chien noir. Elle se mit même à lui parler, chaque jour. C’était une sorte de confident. Elle pouvait tout lui dire, il ne répèterait pas. Il ne manque aux animaux que la parole.

-          J’ai cherché ton maître, tu sais ?

Le chien la regarda, comme s’il avait comprit ce qu’elle venait de dire.

-          Je ne l’ai pas retrouvé. C’est comme s’il n’avait jamais existé. Sais-tu quelque chose ? Non, j’ai encore oublié, tu ne sais pas parler. Même si tu savais ce qui s’était passé, tu ne pourrais pas me le dire. Vois-tu . . . il me manque, beaucoup. Evan était quelqu’un d’important, pour nous deux. Toi, son animal de compagnie adoré, et moi . . . quoi, sa chère petite amie ? Je ne pense pas qu’il ait jamais pensé à moi de cette façon. Mais je l’aime. Quelle honte, maintenant qu’il est parti sans un mot, hein ?

Le chien noir la regarda. Il avait des yeux d’un bleu foncé semblable à celui du ciel nocturne. La même couleur que ceux d’Evan.

Une larme coula le long de sa joue.

 

Tout changea le jour où Alina emmena le chien pour une promenade en forêt.

Au début, tout allait bien. Alina et le chien marchaient paisiblement entre les arbres. Puis l’animal devint étrange. Avait-il entendu ou sentit quelque chose ? Elle l’ignorait. Il préférait marcher devant Alina, comme pour la protéger . . . ou l’éviter. Soudain, il tomba. Alina s’arrêta. Il y avait une fosse, et le chien était dedans. Il bondit. Alina ne pensait pas que c’était possible, mais il sortit de la fosse. Il regarda Alina. Il y avait quelque chose de changé dans ses yeux.

Il courut à en perdre haleine, comme s’il voulait fuir la mort elle-même. Alina ne pouvait suivre. C’était une poursuite inutile.

Puis elle l’entendit hurler. C’était lui, elle en était certaine. Mais ce n’était pas le hurlement d’un chien, ni celui d’un chien-loup. C’était trop sauvage. C’était le hurlement d’un loup.

Elle se rappela son regard. Lui aussi était plus sauvage après que le chien noir – ou plutôt, le loup – fut tombé dans cette fosse un peu plus tôt. Puis elle réalisa quelque chose : Evan lui avait mentis. Il avait dit qu’il avait un chien, mais c’était un loup ! C’était illégal de garder de telles bêtes sauvages chez soi, à moins d’avoir le permis adéquat, mais apparemment il ne l’avait pas, ou il lui aurait dit que son animal de compagnie était en réalité un loup. Il lui avait mentis pour cela, peut être avait-il aussi mentis pour d’autres choses. Bien sûr, il ne l’avait jamais aimée ! Quelle fille naïve elle avait été pour croire que tout cela pouvait être vrai. En fait, ce n’était que mensonge !

Le regard du loup l’arracha à ses pensées. Il était revenu, et ne semblait pas agressif. Alina regarda ses yeux. Ils étaient bleu foncé, et si intenses ! Ils étaient d’une couleur semblable à celle du ciel nocturne. Elle pouvait lire tant de choses dans les yeux du loup, dans les yeux D’Evan.

Surprise et effrayée, elle s’enfuit.

Des mensonges, vous dites ? En fait, il n'y a pas plus grands mensonges que les apparences.

 

Elle avait si peur qu’elle ne pouvait penser à autre chose que courir, aussi vite et aussi loin qu’elle le pouvait. Elle ne pouvait en croire ses yeux. C’était tout bonnement impossible ! C’était contre toutes les lois de la nature ! Elle rêvait, c’était la seule explication, mais elle ne parvenait pas à se réveiller. Alors . . . était-ce . . . réel, après tout ?

La jeune fille entendit des pas derrière elle. Elle se retourna. Elle était prête à se battre si nécessaire.

-          Alina, s’il te plaît, ne t’enfuis pas, et n’ais pas peur.

Cette voix . . . c’était la voix d’Evan. Ces yeux, c’était ceux d’Evan, son beau regard bleu foncé.

-          Evan . . . est-ce vraiment toi ? Je ne rêve pas ?

-          Tu ne rêve pas, Alina.

-          Ce loup . . . toi . . . tu étais le loup ! C’est . . . c’est impossible !

-          Rien n’est impossible. Tu l’as vu de tes propres yeux.

-          Qui es-tu ? Qu’es-tu ?

Il prit sa main dans la sienne en un geste tendre. Elle ne s’échappa pas. Elle commençait à se calmer.

-          Je suis juste ton Evan.

Il l’embrassa tendrement. Sa peur disparut. Alina s’abandonna.

 

C’était déjà le matin. Alina ne pouvait toujours pas croire à ce qui s’était passé, mais elle devait admettre que c’était vrai. Elle était là, dans les bras d’Evan, dans sa douce chaleur. Tout était trop vivant pour être un rêve.

-          Evan . . .

Il la regarda. Ses yeux étaient pleins d’amour.

-          Evan, comment . . . comment est-ce possible ?

Une lueur de tristesse était maintenant visible.

-          Je ne sais pas Alina. J’ai toujours été ainsi, ni vraiment humain, ni vraiment loup. Je suis les deux et en même temps, je ne suis aucun des deux. J’ignore lequel est mon vrai moi.

Il sourit.

-          La seule chose dont je suis certain, c’est que je t’aime.

Une autre voix les interrompit.

-          Tu ignore lequel est ton vrai toi, mais un jour ou l’autre, tu devras choisir.

Comme sortit de nulle part, un loup bondit entre eux. Cet animal était très différent de l’autre forme d’Evan. Lui était grand, fort, et aussi sombre qu’une nuit sans étoiles. Celui-ci était apparemment une vieille femelle. Elle était plus petite, plus fine, et sa fourrure était gris pâle et blanc. Prêt à protéger Alina, Evan prit son apparence de loup noir. L’étrangère s’assit simplement là. A leur grande surprise, elle changea de forme, et Evan fit donc de même. Elle était désormais une vieille femme.

-          Si seulement tu savais à quel point tu m’as manqué, Evan . . . Je suis heureuse que tu sois là, et que tu sois comme moi. Ta mère ne l’était pas. C’était assez inattendu, vu que son père n’était pas . . . et bien . . . humain !

-          Qu’êtes-vous en train de dire ?

-          Je comprends que tu ne me reconnaisses pas, après tout ce temps. Tu as dix-huit ans maintenant, non ? Je suis ta grand-mère, Dakota.

Dakota leur raconta toute l’histoire. Elle était une louve-garou, tout comme son petit-fils, mais la mère de ce dernier, la fille de Dakota, ne l’était pas. C’était une vraie humaine. Dakota ne pensait pas que c’était possible étant donné que son compagnon, Thunder, n’était pas un homme : c’était un loup. Alors qu’elle était aussi jeune qu’Evan aujourd’hui, Dakota avait cherché quelle part était son vrai elle. Etait-ce son côté sauvage, ou l’autre ? Afin de comprendre qui elle était, elle avait passé du temps avec les loups, apprit à penser comme une louve. Sa fille en était le résultat. Mais lorsqu’elle avait découvert qu’elle était enceinte, elle avait réalisé qu’elle ne voulait pas de cette vie sauvage pour son enfant. Elle était humaine. Cette louve gris pâle était une part d’elle-même, mais pas la principale. Maintenant il était temps pour Evan de choisir, et peut être pas seulement pour lui.

 

Une certaine sorte de magie existait encore en ce monde. Alina l’avait découvert, et cela en avait valu la peine.

Les apparences sont probablement les plus grands mensonges en ce monde.

Tout ce que vit ce randonneur solitaire fut deux loups, un grand noir et un plus petit blanc. Comment aurait-il pu savoir que ce n’était pas réellement des loups, mais plus que cela ? Uniquement l’animal gris pâle dissimulé dans les ombres derrière lui connaissait toute la vérité. Le randonneur, lui, ne pouvait deviner car il n’avait que ses yeux. Il ne pouvait lire leurs âmes. Alors il se trompa à propos de ces deux loups, parce qu’il n’était pas vraiment des loups.

Comment pouvez-vous dire qui est quelqu’un par son apparence ?

Ne suivez jamais les apparences.

Le vrai moi d’un être est inscrit dans son âme.

 

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