L'escalier

Parfois, lorsqu'on n'arrive pas à dormir, on se met à réfléchir. On se rappelle des rêves, on tente de comprendre ce que pourrait être leur sens. Et c'est ainsi qu'un simple escalier devient métaphore de quelque chose de bien plus grand . . . Octobre 2012.

 

Une nuit, j’ai fais un rêve étrange mais, quand j’y repense, non dénué de sens.

Je montais un escalier. C’était un escalier immense, tellement que je n’en voyais pas le haut. Au début, l’escalade fut simple. Les marches se suivaient, régulières, assez basses pour ne pas trop se fatiguer en avançant. Mais plus je montais, plus les marches devenaient hautes. Bientôt il en manqua même, et je dus franchir des gouffres de plus en plus larges. Si je chutais, c’étais finis, je ne pourrais pas retenter l’ascension de cet étrange escalier. Aussi je n’avais pas le choix, je devais essayer de les passer. Heureusement, tout au long de cette montée, je n’étais pas abandonnée. Leurs voix, leurs visages, m’étaient familiers. Si je faisais un faux pas, ils seraient là pour me rattraper. Mes parents, mes sœurs et le reste de ma famille, mes amis et celui que j’aime, même le doux regard vert d’une petite féline qui me fut chère, et d’autres encore : encouragée par leur présence rassurante, je continuais.

Cet escalier était-il sans fin ? Non. Toute chose a une fin.

Je parvins donc finalement tout en haut de l’escalier. Les marches s’arrêtaient à l’entrée d’une petite pièce. Les voix étaient toujours là, mais ténues. Je devais désormais avancer seule. La pièce se continuait par un petit couloir. Cette fois, le silence se fit. Au bout du couloir se trouvait une porte. Je l’ouvris.

Tout le monde un jour ou l’autre ouvrira cette porte au bout du couloir. L’existence est telle cette montée : semée d’embûches, que nous ne sommes heureusement pas seuls pour affronter. Alors, malgré les obstacles, on fait de son mieux et on continue d’avancer. Puis au final, un jour, une nuit, on parvient au sommet de l’escalier. La dernière pièce, on s’y avance en abandonnant les autres derrière nous. L’ultime épreuve, on doit l’affronter sans eux. On s’avance, seul dans ce petit couloir. On ouvre la porte.

J’ouvre la porte. Je tombe. Je me réveille. Ce n’était qu’un rêve. Mais je comprends.

Tôt ou tard, chacun arrive en haut de son escalier. Il s’avance, ouvre la porte. Une fois l’ascension terminée, tout finit par retomber dans le néant.

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